Faits politiques divers neuchâtelois

Arrivée des Vert-libéraux

Le parti Vert-libéral a créé une section neuchâteloise pour introduire l’écologie dans l’économie libérale. Son président interrogé dans l’Impartial ne laisse aucune équivoque à ce sujet. A propos du déplacement de l’Ecole d’ingénieur du Locle à Neuchâtel, il estime qu’il n’y a pas grand chose à redire sur le fond, mais sur la forme ! Les salariés pourront être rassurés, aucun changement politique de fond seule la forme verdira. Pour Fabien Fivaz, co-président des Verts et député, ce nouveau parti permettra de rassembler tout les écologistes du canton dans des projets communs !

Réorganisation du Grand conseil

Après des années de discussion, le parlement a accepté de modifier son organisation. La principale modification portait sur la dotation d’un secrétariat et d’un budget qui lui soit propre pour avoir une plus grande autonomie. Mais la presse a mis l’accent sur le doublement des indemnités que les députés se sont octroyés au passage. L’Impartial a écrit « Autour de la question de la hausse des jetons de présence, c’est la réorganisation plus large du Grand conseil qui a été débattue ». Comme information populiste on ne fait pas mieux. Ainsi les indemnités passeront de 100 à 200 francs par séance. Cette augmentation a été désapprouvée par la majorité du groupe PopVertsSol. Théo Bregnard a proposé une  indemnité progressive s’arrêtant à 175.- Pour le député, le monde politique ne peut pas exiger l’austérité des services, des sacrifices à la population, la non-indexation des salaires pour les employés de l’Etat et s’offrir le doublement de ses indemnités.

Par contre, le groupe était unanime (avec l’udc) pour une seconde proposition visant à diminuer l’influence des grands partis qui se mettront plus de 100’000 dans les poches (123’000.- pour le plr et 108’000.- pour le ps.

Un virulent partisan de la hausse a été l’udc Walter Villener qui n’a pas exigé à cette occasion l’équilibre des finances cantonales comme le préconise souvent son parti.

Ces propositions furent largement refusées, bien entendu !

Colère locloise

Le libéral du Conseil communal (Exécutif) c’est fâché contre les effets des accords obtenus par Jean Studer lors de la cantonalisation de la police. Après un premier contrat signé une renégociation doit aboutir avant la fin de l’année à un nouveau. Mais, la police réduit plusieurs de ses prestations. La commune se débrouille comme elle peut si elle veut les maintenir. En résumé dit Charles Häsler : dans la presse cantonale : «  on nous a présenté un miroir aux alouettes pour nous faire entrer dans le système. C’était une opération séduction ». Un nouveau bilan bien terne du parcours du « socialiste » Jean Studer défini par la droite comme un vrai homme d’Etat !

L’Etat encore visé à La Chaux-de-Fonds

La métropole de l’horlogerie tire elle aussi une salve contre l’Etat. La nouvelle conseillère communale verte, Nathalie Schallenberger a défendu un rapport demandant un complément de crédit pour des travaux de rénovation d’un immeuble destiné au regroupement des guichets sociaux. L’élue a dit clairement que les discussions avec l’Etat sur ce projet a aboutit à des aménagements non prévus au départ. Ainsi l’engagement financier de l’Etat pour mettre en place ces guichets n’a pas aboutit pour le moment, le surcoût incombant à la seule commune.

Un nouveau bilan bien terne de la manière cavalière avec laquelle le Conseil d’Etat a conduit ses dossiers durant cette législature qui heureusement s’achève.

Alain BRINGOLF